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 Essais et souvenirs depuis 1973

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Feelooz
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MessageSujet: Essais et souvenirs depuis 1973   Dim 8 Oct 2017 - 14:21

JAWA 250



La toute première. Achetée en 1973 à un pote pour le prix d’une bonne mob, c’est à dire une fortune. Toutes mes économies, une hypothèque sur le salaire des futurs jobs de vacances d’été. Un look inspiré des Triumph Thunderbird des années 60, et monstre de technologie : roues de 16’, fourche inversée … moteur 2 temps mono cylindre à double sortie d’échappement, sélecteur à triple fonctions : 1) passer les rapports, 2) actionner l’embrayage au passage des rapports, 3) kick après l’avoir enfoncé sur son axe et basculé en arrière. Si. On peut rire, mais c’était gambergé et pas si con que ça en a l’air. Plus chiant, sélecteur du bon côté mais ordre des rapports inversé ; 1er au haut, les autres en bas. Surrégimes  lors de  rétrogradages intempestifs à venir …
A part ça, pas de frein ni devant ni derrière, une accélération et une vitesse de pointe à peu près identique à une 125 MZ, un mélange huile essence à faire à la main ou bien, honte suprême, à la pompe de mélange deux temps actionnée par un grand levier par le pompiste après réglage du pourcentage demandé … Les autres deux temps, Kawa, Suz et Yam avec leur graissage séparé, permettaient le ravitaillement à la pompe à essence de super, et ça avait quand même une autre gueule. Ca y était, j’étais motard. Enfin, presque, manquait juste le permis.
Je me souviens bien de l’année 1973, c’est celle ou le permis moto est passé de 16 ans ( !) à 18 ans. J’avais 16 ans et était en train de passer le permis. C’était prévu : à condition d’être convoqué au code avant le 1er juillet, on pouvait obtenir son permis à 16 ans. J’ai été convoqué le 12. Johnny et Sylvie chantaient « J'ai un problème »…
Elle allait donc rester deux ans dans la cave de l’immeuble et subir, pour tuer le temps, les outrages de café racérisation à pas cher et sans compétence, peinture en bombe, bricolage avec outils en fer blanc,  etc.  



Voilà la meule déguisée en racer d’un flamboyant orange et blanc, d’un tête de fourche Bottelin Dumoulin, des bracelets Tomaselli, d’un tableau de bord de R8 trouvé dans une casse auto et qui bien sûr n’était là que pour le look. Bin, quoi ? De toutes façons, elle prenait 110/120, pas plus, alors pas la peine de l’afficher sans arrêt pour remuer le couteau dans la plaie, hein.
Un tour de rond-point pour décrocher le permis en 1975, et entrée fébrile dans le monde motard avec l’engin. Enfin presque. Restait à faire ses preuves, les lois d’époque étaient strictes : t’étais motard ou frimeur. Pour être motard, il fallait bien sûr être sur la brêle l’hiver, de préférence sous la pluie, voire sous la neige (le must), aligner des bornes et des bornes, et surtout, surtout frotter, frotter tout ce qui pouvait frotter dans le moindre virage. Caoutchouc de sélecteur et de repose-pieds limés en biseau me donnèrent le ticket d’entrée dans la grande famille.
C’était le temps de la bande de potes, des casques St Christophe, des cuirs noirs avec bourrelets aux épaules, des heures passées au bistrot à enquiller les cafés, à causer mécanique, faits de route, anecdotes de panne, gamelles, exploits en tout genre. Moi je porte un AGV et un cuir vert et blanc mais l'esprit est là. Sardou se classe au Hit Parade avec « Un accident ». Gaffe.

JAWA 350 Californian



A l’époque, on gravissait les échelons un à un. Pas question de sauter les étapes. Je me souviens de ce mec qui avait acheté direct un 900 Kawa après le permis. Personne ne lui causait, catalogué frimeur pour le restant de ses jours, jugement sans appel. Alors quand c’est présenté l’occasion de mettre la main sur la 350 « Californian » à graissage séparé (enfin l’accès à la pompe de super !) et pots qui remontaient vers le ciel pour cracher les volutes de fumée bleue gorgée d’huile, j’ai trouvé un gazier pour lui refourguer  la 250 vite replâtrée dans son look d’origine, acheté la bête et transféré les apparats oranges et blancs récupérés de la petite.
A l’époque, une 3 et demi c’était déjà plus de la bécane de tarlouze. Même si c’était une Jawa, c’était avant tout une 350. Jawa pas vite mais Jawa loin disait un slogan de l’époque. Admettons.
Mon super optique H4 jaune faisait fondre les dominos quand je restais en code trop longtemps. Dommage, la loi de rouler en code venait de passer, quelques embrouilles avec les flics étaient donc à prévoir.
La 350 Californian accélérait un peu plus fort que sa petite sœur, ses deux cylindres lui permettaient de taper un bon 130, quant au reste, c’était du même tonneau. Enfin, je dois me garder de jugements trop expéditifs sur sa tenue de route par exemple car mes faibles moyens devaient forcément m’inciter à user mes pneus jusqu’à la corde et à conserver des amortos rincés. « Money Money » résonnait sur les ondes, ABBA s'installait dans le conscient collectif de la variété populaire.

HONDA CB 350



D’un coup, une VRAIE moto. Un bruit de 4 temps, un démarreur électrique, le graal ! Fini le deux temps et le côté grosse mobylette à bruit de crécelle et enfumage odorant. Un moteur rageur, des accélérations de dragster, un quasi 170 compteur en pointe grâce à une bonne trentaine de chevaux.
C’était un autre monde. Bien sûr, les deux temps Yam RD, les Suz T, et les Kawa S étaient des missiles à côté de mon brêlon acheté en 77 pour 500 frs, qui n’avait pas tourné depuis des années, ramenée de St Germain en Lay couchée dans la 2 cv Diane de mon frangin et que je redoutais de voir tomber sur la route lors des ondulations trop fortes de la dodelinant Citroën, mais qu’importe, celle-ci avait un vrai bruit de moto, surtout avec ses pots genre Peashooter façon Norton commando et était la petite sœur de, l’immense 4 pattes et tout l’aura l’accompagnant!
Premier apprentissage de la mécanique avec changement pistons / segments, recalage de la distribution, réglage de l’avance à l’allumage avec une ampoule de clignotant. Quoi les soupapes ? Même pas regardé. « You're the one that I want » résument Travolta et Olivia Newton John.

YAMAHA 650 XS 1H1



Magasin Patrick Pons Yamaha, rue de la Roquette Paris, début février 1979. J’avais vu passer quelque temps auparavant, une extraordinaire 650 XS, d’une beauté qui m’avait scotché, roues à bâtons, gros pneu arrière, allure de chopper, sublime. Recherches effectuées, coup de fil à l’importateur, j’avais vu une des rares 650 Special 2Y8 importées en petit nombre pour test marketing. A priori, elles devaient être importées … mais quand … mystère. J’étais pion dans un lycée et donc salarié, j’avais décidé de me la payer neuve. Mais voilà, faute de disponibilité immédiate, je m’étais rabattu sur le modèle 1H1 que j’ai fini par transformer en faisant rayonner une jante de 16’ à l’arrière avec des rayons de roue avant de 750 Laverda SF et en lui greffant la selle de la Special.  Mais pour l’heure, elle était là, à fumer au ralenti dans le petit samedi matin frisquet parisien, immaculée, flambant neuve, intimidante, cylindrée de grosse moto, freins à disque. Il a falloir affronter avec cette ultra précieuse inconnue, le périph et les dingues, pour la rentrer au bercail. Sueurs froides.
9 mois plus tard, 19 000 kms au compteur, une bielle dans le sac. Clong clong clong au ralenti. Désespoir et peaufinage des aptitudes mécaniques, démontage remontage intégral, revente à un pote. La 650 Special désormais commercialisée sous l’appellation 3L1 me faisait moins de l’œil, le coup de la bielle m’avait refroidi. En plus, le moteur ne m’avait pas plus enthousiasmé que ça. Le couple n’était pas très copieux, il fallait prendre des tours pour la faire avancer, y’avait ce charbon d’alternateur qui s’usait et te laissait en panne de courant sur le bord de la route si tu n’y prenais pas garde, et ça vibrait beaucoup. Un jour un pote me prête sa Yam 500 SR, et là, direct, la 650 XS perd de son charme. La SR était légère, tractait bien, donnait envie de rentrer dans les virages comme un taré, était un vélo à manier, et son rapport poids / puissance, malgré le petit nombre de chevaux la rendait très réactive, plus que la 650 qui semblait plus pataude en moteur comme en partie cycle, un pas derrière en quelque sorte. « Oooone step beyond »

Kawasaki Z 650 B1



Elle avait déjà une bonne quarantaine de milliers de kms, mais le pote proprio était du genre sérieux et la mécanique réputée indestructible : j'achète. Premier 4 cylindres. Souplesse, accélérations dantesques à côtés de la Yam, légère, maniable, attachante, super attachante. Comme toutes les bécanes de l’époque, les disques de freins d’origine n’étaient pas tip top par temps sec, et inexistants sous la pluie. Alors, hop, une paire de Brembo, ça rouille mais ça freine. Seul défaut, une fréquence de vibrations qui avait tendance à griller les ampoules vers les 8/ 9 000 trs, j’sais plus trop à combien exactement. Une des meilleures motos que j’ai possédée. L'époque n'était plus au racing spirit comme le prouve le Z bar qui ne m'empêchait pourtant d'attaquer. Revendue  à environ 100 000 bornes, elle roulait encore comme au premier jour. Une Inazuma avant l’heure. Je n'arrive pas à me souvenir pour quelle mauvaise raison je m'en suis séparé.  Quelque chose en moi ne tourne pas rond. Ca c'est vraiment toi dit une voix au Téléphone.

Triumph Bonneville T120



Le modèle de 1972, juste avant la T 140 (750 cc) avec une boite 5. Le sélecteur à droite et rapports inversés ce qui est bizarrement moins traite que lorsque le sélecteur est du bon côté car là, on est obligé de penser et d’être concentré (sinon, on appuie sur la pédale de frein …) donc moins de rétrogrades intempestifs comme avec les Jawa.
Moto légère, un gros couple instantané, un régal à conduire, mais une attention de tous les instants à cause des vibrations qui immanquablement, dessoudent tout, scient les boulons, et dérèglent les carbus, les boisseaux appréciant peu le secouage. Une conception mécanique très ancienne, boite séparée, chaine de transmission primaire, obligation d’avoir des jeux de clés aux normes anglaises, mais une mécanique simple et rustique qui se laisse tripoter sans trop de peine. J’ai acheté la mienne en morceaux. Le moteur, resté ouvert plusieurs années dans un coin d’établi sous l’ampoule d’un garage, était rempli d’une couche de moucheron épaisse comme de la moquette à poil longs … Tout, jusqu’au moindre boulon était à démonter, nettoyer ou remplacer. Du maquettisme à échelle 1. Une fois le modèle monté, démarré au 3ème coup de kick, fierté du gars, hein.
Bah, j’ai roulé un peu, mais un brin en overdose de cambouis, j’ai cédé à une proposition d’échange, une hérésie aux yeux des intégristes, avec une Honda 750 CB F2 … « Chacun fait c’qui lui plait »  selon Chagrin d’amour, faisons comme ça.

Honda CB 750 F2



L’ultime modèle de la 4 pattes simple arbre à came en tête, un peu plus puissante que les modèles précédents, 4 en 1 d’origine, finition moteur noire, roues à branches « Comstar » pas belles à mon goût ; tôle emboutie et rivets pop pour tenir le tout. Bécane fiable, agréable, souple, confortable, assez puissante, un bon freinage , avec une bonne tenue de route, et ce d’autant plus que les ardeurs du début à tout poser par terre systématiquement s’étaient assez estompées. Une bonne moto sympa, meilleure que les modèles K précédents mais pas un grand souvenir non plus.
Jusqu’au jour ou un pote me fait essayer sa Honda 600 XLM, et paf, une envie de gros mono. Les démons de minuit sans doute comme veut me le faire croire Images.

Suzuki DR 600



Ca sera donc cette Suzuk’,  à mon avis le meilleur moulin des concurrentes d’alors, Yam Ténéré et Honda XL. Quelques difficultés parfois à la redémarrer à chaud malgré mon coup de jarret rôdé à la mise en route de la T120. Un peu comme la 500 SR, une bécane que tu conduisais sans forcer mais qui en faisait ramer beaucoup pour te suivre, mine de rien. Et, dès que le sol devenait un peu dégueulasse, un peu glissant, insuivable par ceux en routière « normale ».
J’ai fini par lui mettre une roue de 18 à l’avant pour faire super motard et mettre des pneus normaux, les crampons ayant tendance à te faire rouler sur une ligne un peu floue, en ligne droite comme en courbe. Finalement ça n’a pas dégradé ses qualités comme c’est souvent le cas quand on se croit plus malins que les ingénieurs qui ont conçu le bazar que tu martyrises…
Les vacances à deux dessus chargé me redonnèrent l’envie de gouache pour doubler. Et donc de changer de moto. N'importe quoi disent ma copine et Florent Pagny.

Kawasaki 1000 ST



Achetée à vil prix dans un état de fraicheur cosmétique moyen, j’ai souvenir d’une enclume, pas marrante à conduire, lourde, lourde, improvisation difficile, fallait être concentré pour ne pas que le poids t’embarque systématiquement à l’extérieur en courbe. Elle consommait comme un super tanker, et bouffait son demi litre d'huile au 100. A ce moment-là, je n’avais de quoi me payer autre chose, et j'aurais mieux fait de ne pas l'acheter du tout. Money for nothing jouent les Raides Fauchés .

Yamaha 750 FZX.



Je la trouvais mignonne, originale, moins tape à l’œil macho que sa soi-disant grande sœur VMAX avec laquelle elle ne partageait pas beaucoup plus d’ADN que le sigle Yamaha sur le réservoir.
Le 4 cylindres 20 soupapes envoyait fort dans les tours mais n’était pas trop creux, il acceptait un régime balade tranquille. La tenue de route souvent décriée par les as auto-proclamés du Tourist Trophy ne me posait aucun problème sérieux. Bon d’accord, son gros pneu ballon arrière et ses amortos un peu pompes à vélo pouvaient la rendre sautillante et imprévisible comme un cabri énervé, mais sur bitume lisse, elle permettait de mettre du gros angle en restant sur sa trajectoire, les pneus à gros flancs mais bande de roulement assez mince la rendant très véloce, en tout cas moins rétive à mettre sur l’angle qu’une bécane moderne à pneus taille basse de 190 de large. Son petit gabarit donnait l’impression d’être sur une mobylette énervée, et je garde un bon souvenir de cette machine charmeuse malgré ses quelques défauts. Smells like a teen spirit même si, faut pas déconner non plus, c'était pas le Nirvana.

KAWASAKI Z 1100 Zéphyr



En voyant la bestiole en photo, je flashe. J’ai toujours trouvé que la 900 Z était (et reste) une des plus belle motos du monde. La 1100 Zephyr en était proche esthétiquement, peut être un poil plus mastoque mais avec des jantes magnifiques. Reprise de la FZX, je commence à rentrer dans le cycle infernal de l’achat neuf et de la reprise assassine. A cette époque, on achetait juste sur la foi d’un essai journalistique : pas de village moto, pas de caravane avec essai de nouveaux modèles au mois de juin, pas d’internet, pas d’Iphone, pas de teaser vidéo, mais comment faisait on pour survivre.
Bref, je la sort du magasin, je roule, disons, 500 mètres, et je me dis merde, j’ai fait une connerie…
Boite qui claque la misère de sa race, moteur qui semble poussif, moto lourde … Bon d’accord, elle est belle. Mais consomme comme un camion. Re-merde, elle me rappelle la 1100 ST, mais au moins l’autre, elle avait un cardan…
L’histoire ne durera pas longtemps. Seven seconds d'après Youssou N'Dour et Neneh Cherry.

YAMAHA 1200 XJR



« Le gros jouet » titrait moto journal. Ah …
Et en plus, belle, un peu plus anguleuse que la Kawa, mais belle quand même, toute noire et chrome, et bien plus coupleuse à en croire l’essai MJ.
Je me débarrasse de la Kawa à vil prix chez un concessionnaire de Corbeil Essonne, un jour de février 1995. 500 mètres après, ouf … j’aime cette bécane. Ca c’est du 4 cylindres coupleux, élastique, souple, qui pousse copieusement s’il faut, ça freine, c’est confortable, yes, ça c’est du gros et du bon roadster comme il parait que ça s’appelle désormais.
6 mois plus tard, en Ardèche, je me vautre dans un virage, je tords ma belle moto encore presque neuve contre un parapet de pont. Putain de merde. J’ai des pizzas partout mes vacances sont niquées, j’en ai pour une blinde en réparation. Ma première gamelle depuis le début de mon histoire motocycliste, et la dernière à ce jour. Je la garderais 3 ans et sillonnerais la France d'est en ouest et du nord au sud profitant de son confort et de son gros moulbif oncteux. Lady Die vient de se fracasser sous le pont, les bougies d'Elton tremblotent dans le vent, le temps de la séparation est venu.


Triumph 900 Legend



Cette 900 Legend je la trouve plus chouette que la Thunderbird grâce à son moteur noir rendant moins visible des carters au dessin un peu patatoïde et à ses roues de 17 permettant la monte de pneus « normaux ».  C’est chouette le 3 cylindres, j'ai essayé la 900 Daytona mais trop chère, et puis, je ne veux plus de bracelets. Celle là, fait un joli bruit, a de jolies courbes, mais putain, quel tape cul. Non pire, elle tape la colonne, carrément, la salope. L’amorto arrière arrive en butée sur des compressions pas si méchantes que ça. Alors j’achète un White power, et là y’a du mieux quand même, fini les talonnages, mais la selle est une galette de pain marocaine qui me défonce le cul au bout de dix minutes de route secondaire. Tant pis, je lui colle la selle au look assez discutable King&Queen de chez Tromph. Et là, l’extase. Je n’ai jamais plus eu une moto aussi confortable, aucun mal au cul après 10 heures de guidon.
Bref, il n’en reste pas moins qu’elle mouline un peu avec sa boite 5, la cinquième courte prends trop de tours à mon goût en croisière. Je monte un pignon de 19 à la place du 18 en sortie de boite et ça va beaucoup mieux.
Mais … La puissance de la XJR finit par me manquer …
Et là, je vais faire la connerie du siècle (dernier)
Suzuki sort la 1200 Inazuma.  Je flashe. Je tente une reprise chez Suzuk’. « On a pas la clientelle pour votre moto » … Merde … fait chier… Bon alors quoi, la vendre tout seul … ohlala … galère … j’imagine un défilé de blaireaux marchands de tapis essayant de me l’arracher pour queue d’al , ou pire, pas de blaireau du tout.
j’ai mis un pied chez Triumph, le concess est sympa, les bécanes bien finies, je vais voir ce qu’il y a d’autre en stock …
« Tu ne m'as pas laissé le temps » chante David Hallyday.

Triumph 955i Sprint ST



Mais pourquoi avoir repris des bracelets ? Le carénage est efficace, on ne sent rien jusqu'à 160, et on s'emmerde en attendant le retrait de permis. Le moteur pousse partout, et donne l'impression d'être toujours au ralenti lorsque je roule en faisant gaffe au compteur. Elle tient bien la route, prends la corde toute seule, mais question confort, c'est pas ça. Surtout à deux dessus. Avec cette selle qui penche vers l'avant j'ai les ballustrines qui s'aplatissent sur le réservoir et ma passagère ne supporte guère plus Qu'une heure d'affilée avant de m'insulter. Bref, la messe est dite. « Tu m'oublieras » chante Larusso. Ouais.

Triumph Speed Triple 955i



En fait, j'ai gardé le moteur précédent mais changé de partie cycle. Celle là est un genre de vélo démoniaque. Qu'elle que soit la vitesse et le rapport, elle donne l'impression d'accélérer comme si elle était toujours en première. Elle semble ne rien peser. Joli bouffe permis aussi, mais bon, les bras en croix face au vent, ça limite les ardeurs. Enfin, un peu. Et quel tape cul celle là aussi … J'ai pas mal voyagé avec et elle m'a bien tanné le cul malgré la monte d'un Ohlins à l'arrière. Les temps sont de plus en plus durs, on est en 2009, radars partout, personne ne va y échapper … que faire ? …. Se calmer ? …. Voeux pieu. Acheter quelque chose qui ne permets pas le pétage de plomb systématique ? Faut voir … Je n'écoute plus le hit parade depuis des lustres, je bosse Born to be Wild sur ma gratte.

A suivre ?
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MessageSujet: Re: Essais et souvenirs depuis 1973   Dim 8 Oct 2017 - 16:15

Belle histoire que tu nous raconte ☺
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MessageSujet: Re: Essais et souvenirs depuis 1973   Dim 8 Oct 2017 - 21:35

Sympa , ce déroulé de carrière !

Gil.
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MessageSujet: Re: Essais et souvenirs depuis 1973   Lun 9 Oct 2017 - 8:53

Merci pour ton récit illustré qui nous ramène des années 70 ( que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître !) à nos jours.
Merci d'avoir pris le temps de nous écrire ton histoire.
Merci pour l'humour permanent dont tu fais preuve en écrivant.
Merci de nous avoir rejoins sur le forum.
Bienvenue à l'asile !
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MessageSujet: Re: Essais et souvenirs depuis 1973   Lun 9 Oct 2017 - 19:04

Content de voir que vous avez supporté ma prose, merci pour les remerciements :-) et donc tant pis, je vous raconte la suite d'ici à dans pas longtemps.
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MessageSujet: Re: Essais et souvenirs depuis 1973   Lun 9 Oct 2017 - 19:17

Non seulement nous avons supporté ta prose mais en plus on en redemande.
C'est plaisant à lire et cela nous rappelle nos propres souvenirs.
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MessageSujet: Re: Essais et souvenirs depuis 1973   

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Essais et souvenirs depuis 1973
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